Tout le monde est parti. Mes amis, mon "ex", mes chefs de bords. Il ne me reste que Pilou où poser mon bordel, mon bordel, et l'ordi d'Alain. Je suis toute seule, mais pas pour lontemps, il aura fallu que je traîne mon charriot dans la rue pour qu'Alan me tape la causette, et que je rencontre par la suite les Jean-François II, les norvégiens de Véga, les danois de Dania. Il aura fallu que je chante pour rencontrer Aurélie, ma copine d'une journée (elle ne restait que 24h). Le départ de tout ce petit monde m'aura valu une journée et une nuit riches en émotions, en surprises, plus bonnes que mauvaises. Une journée qui en vaut dix. Le lendemain, c'est matin bonheur, le soleil brille, les oiseaux chantent, la vie est belle, je suis seule, je suis libre, je suis forte, les gens sont beaux, ils sont sympas, love is in the air. Pas de chef de bord égale pas de devoirs, que des droits, je vais passer la journée sur mon spot ponton a bronzer, jouer de la guitare, regarder les allées et venues et admirer Andy préparer son bateau pour la traversée, en allant le distraire de temps en temps.
Andy est parfait. C'est normal, il est scandinave. Il grand, il est beau, il est gentil, il est intéressant, intelligent, calme, posé, il parle un anglais impeccable, il transpire et ne sent pas le savon de marseille, et devinez quoi, Andy est batteur, Andy a son propre voilier, Andy est en huitième année de médecine, Andy va être médecin anesthésiste, Andy fait un job utile, Andy est musicien, Andy est marin, c'est dommage qu'il ne fasse pas de capoeira, il était à deux doigts d'être mon âme soeur! Alors avec Andy on parle de musique, de voyages, de voile, on fume des cigarettes (Andy fume, ça c'est génial), on mange des pommes, on admire son bateau, on s'admire, on s'adore, on se connaît depuis deux jours mais on est à fond. De toute façon on sait que dans deux jours c'est fini, alors on en profite. Dans deux jours il traverse, sur son beau bateau tout rouge et blanc, qui à l'intérieur est complètement dingue, on dirait une vraie petite maison c'est trop sympa, il y a des vrais fauteuils, une grande cuisine, c'est parfait, c'est scandinave.
Il y a une chose que j'adore savoir, c'est quel a été le petit battement d'aile qui a poussé les gens à entreprendre la traversée.
Pour Andy, c'est un fil dentaire. Son dentiste lui a recommandé, pour limiter ses visites chez lui et économiser de l'argent, d'utiliser du fil dentaire. Il y a été un peu fort et s'est blessé, est retourné chez le dentiste qui ce jour là avait un magazine dans sa salle d'attente consacré à la voile. Andy l'a ouvert et lu un article qui parlait d'un livre intitulé "beyond limits", l'histoire d'un mec qui lâche tout et voyage en bateau. Ensuite il a acheté le bouquin, l'a lu, ça l'a fait rêver, il s'est dit qu'il voulait faire la même chose. Ensuite il se baladait régulièrement sur internet pour regarder les bateaux en vente, quand en pleine crise économique il a vu ce bateau (trop beau trop stylé) en vente pour une bouchée de pain, il était aux US à l'époque, il en a parlé à deux copains qui le suivaient déjà dans son délire, ils ont tous les trois emprunté, et ont acheté le bateau. Andy après vivait dedans tout en travaillant comme un âne à l'hopital pour payer le bateau, et économiser des sous pour le voyage en mer qu'il prévoyait de faire avec ses deux potes. Ils ont économisé, et sont partis, les voilà ici, maintenant, au Cap vert, à Mindelo, sur le ponton qui précède le mien, ils traversent dans deux jours. Je suis complètement sidérée par la force de volonté de ces mecs. Surtout que le troisième s'est cassé le pied au dernier moment et est reparti, Andy et Lizar vont traverser à deux, c'est assez chaud.
Andy donc, et moi aussi, on regrette bien tous les deux de ne pas avoir quelques jours en plus, mais on est quand même trop contents de s'être trouvés, how lucky how lucky!! Je passe donc une journée rayonnante, à faire tout ce que j'aime, jouer, bronzer, papoter, embrasser un beau garçon, sourire au vent, au soleil, aux catways, aux mâts, à la vie quoi!
samedi 28 novembre 2009
Mindelo night
La nuit fut aussi pleine de surprises! Je me suis battue avec un vigile de boîte de nuit, j'ai le bras couvert de bleus, mais après le beau danois, Andy, m'a consolée, pendant trois jours nous avons filé l'amour parfait, jusqu'à ce qu'il parte tout à l'heure pour Tobago, sur son beau bateau de 13 metres en acier tout rouge et blanc, Dania.
Je me suis rendue au club nautique après mon tour, tout le monde était là, les gars de Jean-François II qui s'étaient trouvés des nénettes, les danois, les norvégiens, et tout le monde au rallye était parti en excursion, Mina 2, Naomie 2, Pilou, Malika, il n'y avait plus personne. J'étais seule de nouveau, mais bien accompagnée, par toute cette petite bande fort sympathique, tout plein d'histoires, les uns vont aux Caraïbes, les autres à Tobago, les derniers ne savent pas encore où.
Hop là! Présent.
Je débarque donc, bois des coups, écoute les histoires, papotte papotte, rigole rigole et fais de grands sourires au grand danois, qui s'est assis en face de moi. Il est blond aux yeux bleus, et j'adore les blonds aux yeux bleux. Il ne s'appelle pas Nicolas, et j'adore les gens qui ne s'appellent pas Nicolas. What are your plans tonight? Well well well I will very probably stay awake all night long! En conséquence je bois des caïpirinhas, et mange des patates douces, pour prendre des forces. Nous décidons d'aller au Cyrius, pour changer. Nous partons tous joyeux, nos deux bandes, Jean-François et scandinaves, ont fusionné, d'autres sont venus se grefer, on est plein, c'est la fête, que des gens que je ne connais quasi pas, personne du rallye, liberté, liberté chérie!
Nous arrivons au Cyrius. A l'entrée le gros vigile black nous donnes des cartons. Je pense en y voyant des lignes que c'est pour s'enregistrer au Karaoké, je le balance n'importe où. Je vais me chercher une énième caïpirinha, et veux ressortir pour fumer une clope, le vigile m'en empêche, il veut le carton. Je ne l'ai pas. Alors c'est 2500 escudos, soit 25 euros. Comment ça? Si tu n'as pas le carton pour sortir, tu dois payer 2500 escudos. En fait le carton c'est une sorte d'entrée, et quand tu bois des boissons tu les fais noter sur le carton, tu le présentes à la sortie à la fin de la soirée, et tu payes la note. Moi je n'avais pas le carton et le barman ne me l'avait pas réclamé. J'avais ma caï dans la main, et pas le carton. Je ne pouvais pas sortir à moins de payer 2500 escudos. Jamais de la vie. Pas question. Il faudra me passer sur le corps, ou je passerai sur le tien.
ça n'est pas la première fois que je suis confrontée aux vigiles. Les vigiles et moi c'est l'amour vache. Soit je les mets dans ma poche, soit je me les cogne. Au concert de M, on nous a sorti du public avec une copine parce qu'on sautait partout et qu'on bousculait un peu trop les gens. On était pas vraiment au devant de la scène, mais on pogottait comme des folles. Et ce sont deux énormes armoires qui ont soulevé mes 45 kilos, et qui m'ont dragué vers la sortie avec une brutalité inimaginable. En moi s'est réveillé le frisson d'injustice. C'est un frisson qui me rend complètement folle, surtout lorsque je suis l'innocente victime de l'injustice. Moi, frêle et délicate jeune fille, on se permettait de me brutaliser, d'employer la force, d'irriter mon soyeux épiderme, et bien qui s'y frotte s'y pique, on me prend pour une poupée de chiffon, on me traite comme telle, on va voir ce qu'on va voir. Je me dégage de l'emprise des vigiles (ils étaient deux, deux énormes connards moches grands et gros) en faisant un mouvement rotatif des deux bras en même temps (on m'a appris), et je me retourne et me jette sur aux pour les taper de toutes mes forces. Ils me reprennent, et je deviens encore plus folle de rage et de violence, je ne sais même plus ce que j'ai fait ensuite. On s'est retrouvées dehors, mais il restait une dernière copine à l'intérieur, on lui avait acheté le billet pour son annif, il fallait la rejoindre. Nous avons essayé de rentrer (c'était à Bercy) par tous les moyens, le parking, les issues de secours, l'entrée principale, rien n'y faisait. Nous arrivons à une porte d'entrée latérale où se trouve le chef des vigiles. On rassemble nos esprits, on essaye d'expliquer la situation, on discute, on argumente, rien n'y fait. Je perds patience et me jette de nouveau sur le chef des vigiles, et le tape. On nous fout brutalement à la porte, en disant qu'on appelle la police. On se carapatte du côté des caravanes techniques, on entend des voix, on voit de la lumière, on rentre, il y a un technicien. Je me mets à pleurer, on explique toute la situation, dix minutes avant la fin du concert il nous fait rentrer par les backstage, on retrouve la copine, tout est bien qui finit bien. Ou presque. Le frisson d'injustice me chatouille encore au corps. Le lendemain je prends mon téléphone, appelle Bercy pour avoir le numéro de la société de vigiles qu'ils ont engagé. On me le donne, ainsi que le nom du vigile en chef. J'appelle et demande à lui parler. Qui dois-je annoncer? Aurélie machichose, commissaire au poste de police du seizièeme arrondissement. On me le passe direct. Bonjour monsieur, j'ai sous les yeux la plainte qu'une jeune fille à déposé à l'encontre de votre société coups et blessures, je voulais savoir votre version des faits. Le vigile se souvient très bien de moi, il me fait ma description, une folle, une hystérique! Je veux bien le croire. Cependant, j'ai aussi sous les yeux des clichés des ématomes qu'elle a sur les bras, et ils sont assez impressionnant (j'avais des boules violacées sur les deux, mais je marque facilement). Vous ne croyez pas que les vigiles y sont allé un peu fort, je veux dire, elle est pas bien massive quand même, ils auraient pu y aller mollo. C'est vrai, c'est vrai, mais vous savez, ils font pas dans la dentelle, on les paie pour ça. Oui, mais bon, là quand même, la jeune fille est traumatisée (j'étais traumatisée), les bleus sont parlant, il y ont été un peu fort. Oui, peut-être. Le sentiment d'injustice s'en est allé, il a dit que c'était un peu abusé, il a reconnu qu'il y ont été un peu fort, c'est tout ce que je voulais entendre.
La deuxième fois que s'est réveillé en moi le dragon de l'injustice, c'était à Por-Cros, une île dans le sud de la France. On était tranquilou bilou dans une petite rue en train de discuter avec un copain, et on rigolait bien. On nous a dit de nous taire mais on a rien entendu. on nous a balancé un seau d'eau, et on a rien vu. Soudain un énorme chauve a déboulé sur mon pote et s'est mis à l'agripper violemment en lui hurlant dessus. Ni une ni deux, j'ai pris mon élan, et j'ai bondis sur son dos en lui cognant dessus de toutes mes forces. Il s'est retourné, m'a prise par les cheveux et traînée comme ça par terre sur 20 mètres jusqu'à ce qu'un autre jeune l'arrête. En fait on était sous les fenêtres d'un hostellerie, le gros chauve c'était le patron, le jeune c'était son fils. Le lendemain, j'avais mal aux cheveux et mal à l'injustice. Je suis allée voir le patron et je lui ai demandé des excuses. Il s'est excusé en ajoutant : "mais si mon fils avait pas été là je t'aurait jetée dans l'eau du port!" Il n'aurait pas compris son malheur. Ma vengeance aurait été terrible. Bouh!
Là encore, l'injustice planait au dessus de nos têtes et s'apprêtait à s'abattre sur moi, par sa main j'allais frapper le vigile. Je tente d'abord de discuter, charmer, argumenter, rien n'y fait. tout le monde s'y met, tout le monde discute argumente. je perds patience et décide de forcer le passage. Il me barre la route. Je pousse, je fais du rugby, je prends de l'élan et lui fonce dessus tête baissée, me heurte à un mur, que je tente de faire tomber à grands coups de poings désordonnés. Normalement quand on tape un vigile on se fait sortir, mais là, rien n'y fait, il ne voulait pas que je sorte. J'avais beau le taper, avec mes mains, avec mon portefeuille, rien n'y fait!
Je ne peux pas lutter, il est plus fort, j'ai du mal à le réaliser, à en convenir, mais c'est bel et bien le cas. Finalement je crache les 25 euros, mais en le traitant de tous les noms, en toutes les langues, je l'insulte, je le pourris. Tout le monde dit you are so french et le danois (je ne l'ai pas encore embrassé il n'a pas de prénom) me dit, you are beautiful when you are so mad ce que j'ai du mal à croire. Je suis toute chamboullée, les norvégiens sont emballés, it was a good fight, for a good cause! tout le monde est dehors maintenant, et on passe à autre chose, on reprend les petites histoires, les anecdotes, on papotte on papotte. Soudain une dame sort et dit qu'elle a trouvé ma carte, elle me la donne, je la brandis, triomphante, au nez du vigile, j'ai le sourire jusqu'aux oreilles, give me back the money now! On give me back the money. La dame, ma sauveuse, une norvégienne, vient me voir, elle me dit qu'elle m'a vue chanter à Madère, à Ténérife, et que ça la fait bien rigoler de me retrouver ici, et de me sauver avec ma carte. Je la bénis, l'embrasse, lui baise les pieds.
Nous partons faire la fête sur Vega, le bateau des norvegiens, il fait 9 mètres et on est 15 dessus, bientôt il y a trop de bazar, le danois et moi allons faire un tour sur les catway, et le danois devient Andy.
Je me suis rendue au club nautique après mon tour, tout le monde était là, les gars de Jean-François II qui s'étaient trouvés des nénettes, les danois, les norvégiens, et tout le monde au rallye était parti en excursion, Mina 2, Naomie 2, Pilou, Malika, il n'y avait plus personne. J'étais seule de nouveau, mais bien accompagnée, par toute cette petite bande fort sympathique, tout plein d'histoires, les uns vont aux Caraïbes, les autres à Tobago, les derniers ne savent pas encore où.
Hop là! Présent.
Je débarque donc, bois des coups, écoute les histoires, papotte papotte, rigole rigole et fais de grands sourires au grand danois, qui s'est assis en face de moi. Il est blond aux yeux bleus, et j'adore les blonds aux yeux bleux. Il ne s'appelle pas Nicolas, et j'adore les gens qui ne s'appellent pas Nicolas. What are your plans tonight? Well well well I will very probably stay awake all night long! En conséquence je bois des caïpirinhas, et mange des patates douces, pour prendre des forces. Nous décidons d'aller au Cyrius, pour changer. Nous partons tous joyeux, nos deux bandes, Jean-François et scandinaves, ont fusionné, d'autres sont venus se grefer, on est plein, c'est la fête, que des gens que je ne connais quasi pas, personne du rallye, liberté, liberté chérie!
Nous arrivons au Cyrius. A l'entrée le gros vigile black nous donnes des cartons. Je pense en y voyant des lignes que c'est pour s'enregistrer au Karaoké, je le balance n'importe où. Je vais me chercher une énième caïpirinha, et veux ressortir pour fumer une clope, le vigile m'en empêche, il veut le carton. Je ne l'ai pas. Alors c'est 2500 escudos, soit 25 euros. Comment ça? Si tu n'as pas le carton pour sortir, tu dois payer 2500 escudos. En fait le carton c'est une sorte d'entrée, et quand tu bois des boissons tu les fais noter sur le carton, tu le présentes à la sortie à la fin de la soirée, et tu payes la note. Moi je n'avais pas le carton et le barman ne me l'avait pas réclamé. J'avais ma caï dans la main, et pas le carton. Je ne pouvais pas sortir à moins de payer 2500 escudos. Jamais de la vie. Pas question. Il faudra me passer sur le corps, ou je passerai sur le tien.
ça n'est pas la première fois que je suis confrontée aux vigiles. Les vigiles et moi c'est l'amour vache. Soit je les mets dans ma poche, soit je me les cogne. Au concert de M, on nous a sorti du public avec une copine parce qu'on sautait partout et qu'on bousculait un peu trop les gens. On était pas vraiment au devant de la scène, mais on pogottait comme des folles. Et ce sont deux énormes armoires qui ont soulevé mes 45 kilos, et qui m'ont dragué vers la sortie avec une brutalité inimaginable. En moi s'est réveillé le frisson d'injustice. C'est un frisson qui me rend complètement folle, surtout lorsque je suis l'innocente victime de l'injustice. Moi, frêle et délicate jeune fille, on se permettait de me brutaliser, d'employer la force, d'irriter mon soyeux épiderme, et bien qui s'y frotte s'y pique, on me prend pour une poupée de chiffon, on me traite comme telle, on va voir ce qu'on va voir. Je me dégage de l'emprise des vigiles (ils étaient deux, deux énormes connards moches grands et gros) en faisant un mouvement rotatif des deux bras en même temps (on m'a appris), et je me retourne et me jette sur aux pour les taper de toutes mes forces. Ils me reprennent, et je deviens encore plus folle de rage et de violence, je ne sais même plus ce que j'ai fait ensuite. On s'est retrouvées dehors, mais il restait une dernière copine à l'intérieur, on lui avait acheté le billet pour son annif, il fallait la rejoindre. Nous avons essayé de rentrer (c'était à Bercy) par tous les moyens, le parking, les issues de secours, l'entrée principale, rien n'y faisait. Nous arrivons à une porte d'entrée latérale où se trouve le chef des vigiles. On rassemble nos esprits, on essaye d'expliquer la situation, on discute, on argumente, rien n'y fait. Je perds patience et me jette de nouveau sur le chef des vigiles, et le tape. On nous fout brutalement à la porte, en disant qu'on appelle la police. On se carapatte du côté des caravanes techniques, on entend des voix, on voit de la lumière, on rentre, il y a un technicien. Je me mets à pleurer, on explique toute la situation, dix minutes avant la fin du concert il nous fait rentrer par les backstage, on retrouve la copine, tout est bien qui finit bien. Ou presque. Le frisson d'injustice me chatouille encore au corps. Le lendemain je prends mon téléphone, appelle Bercy pour avoir le numéro de la société de vigiles qu'ils ont engagé. On me le donne, ainsi que le nom du vigile en chef. J'appelle et demande à lui parler. Qui dois-je annoncer? Aurélie machichose, commissaire au poste de police du seizièeme arrondissement. On me le passe direct. Bonjour monsieur, j'ai sous les yeux la plainte qu'une jeune fille à déposé à l'encontre de votre société coups et blessures, je voulais savoir votre version des faits. Le vigile se souvient très bien de moi, il me fait ma description, une folle, une hystérique! Je veux bien le croire. Cependant, j'ai aussi sous les yeux des clichés des ématomes qu'elle a sur les bras, et ils sont assez impressionnant (j'avais des boules violacées sur les deux, mais je marque facilement). Vous ne croyez pas que les vigiles y sont allé un peu fort, je veux dire, elle est pas bien massive quand même, ils auraient pu y aller mollo. C'est vrai, c'est vrai, mais vous savez, ils font pas dans la dentelle, on les paie pour ça. Oui, mais bon, là quand même, la jeune fille est traumatisée (j'étais traumatisée), les bleus sont parlant, il y ont été un peu fort. Oui, peut-être. Le sentiment d'injustice s'en est allé, il a dit que c'était un peu abusé, il a reconnu qu'il y ont été un peu fort, c'est tout ce que je voulais entendre.
La deuxième fois que s'est réveillé en moi le dragon de l'injustice, c'était à Por-Cros, une île dans le sud de la France. On était tranquilou bilou dans une petite rue en train de discuter avec un copain, et on rigolait bien. On nous a dit de nous taire mais on a rien entendu. on nous a balancé un seau d'eau, et on a rien vu. Soudain un énorme chauve a déboulé sur mon pote et s'est mis à l'agripper violemment en lui hurlant dessus. Ni une ni deux, j'ai pris mon élan, et j'ai bondis sur son dos en lui cognant dessus de toutes mes forces. Il s'est retourné, m'a prise par les cheveux et traînée comme ça par terre sur 20 mètres jusqu'à ce qu'un autre jeune l'arrête. En fait on était sous les fenêtres d'un hostellerie, le gros chauve c'était le patron, le jeune c'était son fils. Le lendemain, j'avais mal aux cheveux et mal à l'injustice. Je suis allée voir le patron et je lui ai demandé des excuses. Il s'est excusé en ajoutant : "mais si mon fils avait pas été là je t'aurait jetée dans l'eau du port!" Il n'aurait pas compris son malheur. Ma vengeance aurait été terrible. Bouh!
Là encore, l'injustice planait au dessus de nos têtes et s'apprêtait à s'abattre sur moi, par sa main j'allais frapper le vigile. Je tente d'abord de discuter, charmer, argumenter, rien n'y fait. tout le monde s'y met, tout le monde discute argumente. je perds patience et décide de forcer le passage. Il me barre la route. Je pousse, je fais du rugby, je prends de l'élan et lui fonce dessus tête baissée, me heurte à un mur, que je tente de faire tomber à grands coups de poings désordonnés. Normalement quand on tape un vigile on se fait sortir, mais là, rien n'y fait, il ne voulait pas que je sorte. J'avais beau le taper, avec mes mains, avec mon portefeuille, rien n'y fait!
Je ne peux pas lutter, il est plus fort, j'ai du mal à le réaliser, à en convenir, mais c'est bel et bien le cas. Finalement je crache les 25 euros, mais en le traitant de tous les noms, en toutes les langues, je l'insulte, je le pourris. Tout le monde dit you are so french et le danois (je ne l'ai pas encore embrassé il n'a pas de prénom) me dit, you are beautiful when you are so mad ce que j'ai du mal à croire. Je suis toute chamboullée, les norvégiens sont emballés, it was a good fight, for a good cause! tout le monde est dehors maintenant, et on passe à autre chose, on reprend les petites histoires, les anecdotes, on papotte on papotte. Soudain une dame sort et dit qu'elle a trouvé ma carte, elle me la donne, je la brandis, triomphante, au nez du vigile, j'ai le sourire jusqu'aux oreilles, give me back the money now! On give me back the money. La dame, ma sauveuse, une norvégienne, vient me voir, elle me dit qu'elle m'a vue chanter à Madère, à Ténérife, et que ça la fait bien rigoler de me retrouver ici, et de me sauver avec ma carte. Je la bénis, l'embrasse, lui baise les pieds.
Nous partons faire la fête sur Vega, le bateau des norvegiens, il fait 9 mètres et on est 15 dessus, bientôt il y a trop de bazar, le danois et moi allons faire un tour sur les catway, et le danois devient Andy.
mercredi 25 novembre 2009
Surprise surprise!
Journée surprise aujourd'hui! Trop chouette! Que des choses complètements inattendues! Et je ne suis pas encore couchée...
Ca commence par un réveil en musique. je dors paisiblement dans ma cabine, quand soudain j'entends un petit son d'harmonica qui s'approche doucement de mon bateau, j'ouvre les yeux, je me dis, ça doit être Andy, de San Francisco, un des huit équipiers du bateau "Jean-François 2", un nom de bateau des plus augustes du reste, dynastesque... Après mon tour j'étais allée prendre un verre avec eux, et Andy jouait avec les groupe capverdien qui joue tous les soirs au QG de la marina, le Club Nautico. Il joue de la flûte taversière, du sax, et de l'harmonica, tout ça avec talent. La cinquantaine jeune, il se balade de bars en bars à chaque escale avec tous ses instrus en proposant ses services aux bandes de zicos, gracieusement, pour le plaisir, labes. Hier on a même joué ensemble, et avec le groupe, all together quoi, deux chansons de mon répertoire, un petit tour et puis s'en va.
On s'était donné rendez-vous le lendemain matin, et Andy est venu me cueillir au saut du lit du doux chant de son instrument. Je sors toute guillerette, devant le skipper Alain un peu amusé, hello Andy! So good to see you! Nice wake up by the way, very special and nice, thanks thanks! Bientôt ce sont 4 autres équipiers de J-F 2 qui rappliquent, et me voilà papotant gaiement au petit matin avec 5 mâles, devant mon bateau, à la fraîche, tout le monde est sobre, tout le monde est clean, labes.
Deuxième surprise, Amina m'annonce qu'elle et Alain vont excursionner à Sainte-Lucie avec le bateau, donc je dois gicler dans le quart d'heure. Sympa, de mieux en mieux! Pas grave, j'irai sur Pilou qui est fermé parce que François est aussi parti en excu pour 2 jours, mais les nuits ne sont pas froides, au pire je teufferai jusqu'au petit matin, ou dormirai sur les coffres de cockpit, nao importa. Bonheur par contre, Alain me laisse son ordi, exclu totale pendant 24h, bonheur!! Je gicle donc.
Troisième surprise, masse de touristes, j'avais pas du tout prévu, je cours chercher le matos. Sauf que dans mon empressement, je n'ai pas vu que mon sac à dos contenant partoches et jamman, autrement dit ma vie, mon sang, était tombé. J'arrive sur la place, j'installe tout et je m'aperçois que je n'ai plus le sac eastpack (quatrième surprise) avec mon jamman adoré! Panique TO-TALE!!! J'ai cru qu'on me l'avait piqué, je me souvenais parfaitement le mettre sur mon charriot. Je remballe tout en contenant très, très, très difficilement mes larmes, jamais eu autant envie de pleurer, JAMAIS! je confie le bordel au café d'en face, je pars en courant comme une dératée à la marina, sur un catway, je le vois, ma vie, mon sac, mon jamman. La lanière s'était défaite. Ouf! Jamais été aussi heureuse de ma vie, JAMAIS! La chance, mais la chance! Bref, je rapplique sur la place, rebranche tout, fais un tabac, et là, surprise, la cinquième, il n'y a que 18 euros.
Sixième surprise, à 19h, quand je m'apprête à gratter mes premiers accords sur mon spot de la Praça Nova, qui je vois qui débarque? Andy avec son sac à dos, et tous ses petits trésors... Joie, bonheur! Comment on fait? Je te regarde, tu joues, je me retourne vers le micro, je reprends. Impro totale, de flûte traversière, de sax, d'harmonica (il avait toutes les tonalités). J'apprends en même temps que le public, quand je le lui demande au micro, qu'il vient de san francisco, on est tous ébobis, on applaudit! Je réalise que je suis Au Cap vert, sur le point de traverser l'Atlantique à la voile, en train de chanter dans la rue, avec un marin venu de San Francisco, c'est juste taré....Les gens sont trop cool, trop joyeux, le lieu magique, la vie, belle.
Septième surprise, je me fais aborder dans le café où je vous écris en ce moment, jusque là, tout est normal. Mais, fait extraordinaire, c'est une fille qui vient me voir! Plénitude, je tressaille, j'exulte! Elle est hôtesse sur le bateau de croisière Costa Magica, il l'ont débarquée aujourd'hui pour qu'elle rentre en France régler un problème de visa. Elle m'a vue chanter, et là elle est assise en face de moi, on fait internet toutes deux (après ce poste j'irai accepter sa friendrequest sur facebook!!! surexcitant!!), en papotant, demain on ira peut-être à la plage ensemble, génial génial génial!!! Super journée!
Ca commence par un réveil en musique. je dors paisiblement dans ma cabine, quand soudain j'entends un petit son d'harmonica qui s'approche doucement de mon bateau, j'ouvre les yeux, je me dis, ça doit être Andy, de San Francisco, un des huit équipiers du bateau "Jean-François 2", un nom de bateau des plus augustes du reste, dynastesque... Après mon tour j'étais allée prendre un verre avec eux, et Andy jouait avec les groupe capverdien qui joue tous les soirs au QG de la marina, le Club Nautico. Il joue de la flûte taversière, du sax, et de l'harmonica, tout ça avec talent. La cinquantaine jeune, il se balade de bars en bars à chaque escale avec tous ses instrus en proposant ses services aux bandes de zicos, gracieusement, pour le plaisir, labes. Hier on a même joué ensemble, et avec le groupe, all together quoi, deux chansons de mon répertoire, un petit tour et puis s'en va.
On s'était donné rendez-vous le lendemain matin, et Andy est venu me cueillir au saut du lit du doux chant de son instrument. Je sors toute guillerette, devant le skipper Alain un peu amusé, hello Andy! So good to see you! Nice wake up by the way, very special and nice, thanks thanks! Bientôt ce sont 4 autres équipiers de J-F 2 qui rappliquent, et me voilà papotant gaiement au petit matin avec 5 mâles, devant mon bateau, à la fraîche, tout le monde est sobre, tout le monde est clean, labes.
Deuxième surprise, Amina m'annonce qu'elle et Alain vont excursionner à Sainte-Lucie avec le bateau, donc je dois gicler dans le quart d'heure. Sympa, de mieux en mieux! Pas grave, j'irai sur Pilou qui est fermé parce que François est aussi parti en excu pour 2 jours, mais les nuits ne sont pas froides, au pire je teufferai jusqu'au petit matin, ou dormirai sur les coffres de cockpit, nao importa. Bonheur par contre, Alain me laisse son ordi, exclu totale pendant 24h, bonheur!! Je gicle donc.
Troisième surprise, masse de touristes, j'avais pas du tout prévu, je cours chercher le matos. Sauf que dans mon empressement, je n'ai pas vu que mon sac à dos contenant partoches et jamman, autrement dit ma vie, mon sang, était tombé. J'arrive sur la place, j'installe tout et je m'aperçois que je n'ai plus le sac eastpack (quatrième surprise) avec mon jamman adoré! Panique TO-TALE!!! J'ai cru qu'on me l'avait piqué, je me souvenais parfaitement le mettre sur mon charriot. Je remballe tout en contenant très, très, très difficilement mes larmes, jamais eu autant envie de pleurer, JAMAIS! je confie le bordel au café d'en face, je pars en courant comme une dératée à la marina, sur un catway, je le vois, ma vie, mon sac, mon jamman. La lanière s'était défaite. Ouf! Jamais été aussi heureuse de ma vie, JAMAIS! La chance, mais la chance! Bref, je rapplique sur la place, rebranche tout, fais un tabac, et là, surprise, la cinquième, il n'y a que 18 euros.
Sixième surprise, à 19h, quand je m'apprête à gratter mes premiers accords sur mon spot de la Praça Nova, qui je vois qui débarque? Andy avec son sac à dos, et tous ses petits trésors... Joie, bonheur! Comment on fait? Je te regarde, tu joues, je me retourne vers le micro, je reprends. Impro totale, de flûte traversière, de sax, d'harmonica (il avait toutes les tonalités). J'apprends en même temps que le public, quand je le lui demande au micro, qu'il vient de san francisco, on est tous ébobis, on applaudit! Je réalise que je suis Au Cap vert, sur le point de traverser l'Atlantique à la voile, en train de chanter dans la rue, avec un marin venu de San Francisco, c'est juste taré....Les gens sont trop cool, trop joyeux, le lieu magique, la vie, belle.
Septième surprise, je me fais aborder dans le café où je vous écris en ce moment, jusque là, tout est normal. Mais, fait extraordinaire, c'est une fille qui vient me voir! Plénitude, je tressaille, j'exulte! Elle est hôtesse sur le bateau de croisière Costa Magica, il l'ont débarquée aujourd'hui pour qu'elle rentre en France régler un problème de visa. Elle m'a vue chanter, et là elle est assise en face de moi, on fait internet toutes deux (après ce poste j'irai accepter sa friendrequest sur facebook!!! surexcitant!!), en papotant, demain on ira peut-être à la plage ensemble, génial génial génial!!! Super journée!
Street spirit
Aujourd'hui, j'ai fait des heures sup. Normalement je ne chante qu'une fois par jour, à 19h, heure de pointe. Mais là j'ai été poussée par l'appât du gain. L'appât est arrivé sous la forme d'un énorme paquebot de croisière tout plein tout plein de touristes blancs. Et blanc égale riche. Je pense comme les dakarois, comme les capverdiens, quand je vois des blancs, j'ai des perles de sueur qui coulent sur le front, j'ai la bouche sèche, les mains tremblantes, le coeur qui bat vite, il faut, il faut les faire cracher! Ma méthode est différente de celles de mes collègues de la rue. Je ne demande pas, je n'assaille pas, je m'asseois, je chante et j'attends.
Je suis au café à côté de la place où je chante tous les jours, en train de zoner sur facebook, regarder ce qui se passe dans vos vies, il y a des nuages dans le ciel, peux pas bronzer, alors j'internette. En allant au café, en observant les allées-venues sur la place, je m'apperçois qu'il y a une concentration anormale de blancs... Il y en a plus que d'habitude, il y en a un peu partout. Je vais voir un groupe et leurs demande d'où ils arrivent. Il se trouve que leur paquebot le Costa Magica fait une escale de 7h à Mindelo. Ni une ni deux, je vais chercher mon matos et m'installe. J'ai l'impression d'être à Madeire ou aux Canaries, plein d'européeens munis d'appareils photos, beaucoup de vieux, une terrasse pleine, une place animée, je me branche, à peu près sûre que je vais faire exploser la boîte à sous. Je chante, bien même, fais le plat pays pour des belges, un L.O.V.E accrobatique qui remporte tous les suffrages, salue, remballe, ouvre ma boîte, et là, déception, que 18 petits euros! Moins que quand il n'y a que les capverdiens du soir qui donnent! Scandale! Outrage! Ignominie!
Sauf que sauf que, on était plusieurs sur le coup. J'étais pas la seule à griller qu'il y avait des bourses pleines qui débarquaient dans la ville. Les africains vendeurs de pacotille ont accosté mon public, des clochards capverdiens, les cireurs de chaussure, on est tous arrivés en masse sur la place pour aller tirer le meilleur de notre vache à lait, le retraité bedonnant occidental. Trop de prédateurs, on s'est tiré la bourre, ils m'ont piqué du fric, je leur en ai piqué, total, mauvaise presta financièrement parlant. 18 euros, presque une heure, non mais je rêve....
Je suis au café à côté de la place où je chante tous les jours, en train de zoner sur facebook, regarder ce qui se passe dans vos vies, il y a des nuages dans le ciel, peux pas bronzer, alors j'internette. En allant au café, en observant les allées-venues sur la place, je m'apperçois qu'il y a une concentration anormale de blancs... Il y en a plus que d'habitude, il y en a un peu partout. Je vais voir un groupe et leurs demande d'où ils arrivent. Il se trouve que leur paquebot le Costa Magica fait une escale de 7h à Mindelo. Ni une ni deux, je vais chercher mon matos et m'installe. J'ai l'impression d'être à Madeire ou aux Canaries, plein d'européeens munis d'appareils photos, beaucoup de vieux, une terrasse pleine, une place animée, je me branche, à peu près sûre que je vais faire exploser la boîte à sous. Je chante, bien même, fais le plat pays pour des belges, un L.O.V.E accrobatique qui remporte tous les suffrages, salue, remballe, ouvre ma boîte, et là, déception, que 18 petits euros! Moins que quand il n'y a que les capverdiens du soir qui donnent! Scandale! Outrage! Ignominie!
Sauf que sauf que, on était plusieurs sur le coup. J'étais pas la seule à griller qu'il y avait des bourses pleines qui débarquaient dans la ville. Les africains vendeurs de pacotille ont accosté mon public, des clochards capverdiens, les cireurs de chaussure, on est tous arrivés en masse sur la place pour aller tirer le meilleur de notre vache à lait, le retraité bedonnant occidental. Trop de prédateurs, on s'est tiré la bourre, ils m'ont piqué du fric, je leur en ai piqué, total, mauvaise presta financièrement parlant. 18 euros, presque une heure, non mais je rêve....
mardi 24 novembre 2009
It's raining men
Il y a trop d'hommes, partout. Il n'y a pas assez de femmes. On dit qu'on va être en pénuries de mâles, en ce qui me concerne, mon garde-manger est plein! Je ne rencontre que des hommes, QUE des hommes. C'est n'importe quoi. Il y a deux jours, je passe la soirée avec Mina 2, l'équipage de l'élégant 50 pied britannique, trois hommes, dont un golden boy de 27 ans avec qui on tient absolument à ce que je m'acoquine, on a organisé une soirée pirates pour cela , dans deux jours, tout le monde déguisé en pirate qui boit du whisky sur un voilier qui tangue...Hier je devais boire un coup avec 4 convoyeurs d'un voilier géant (je les ai loupé), aujourd'hui je me fais aborder en allant chanter par un trentenaire français, qui m'invite à boire un coup avec les sept autres membres de son équipage, tous des mecs évidemment, demain je vais voir sur leur bateau trois norvégiens rencontrés au Club Nautico, le bar de Mindelo, après le petit dej prévu sur le boat du trentenaire, après mon tour de chant, deux allemands et un gallois m'ont payé mon café, l'un des allemands, Andreas, a mis un billet de 20 dollars dans ma boî-boîte, danke danke, bref, rien ne va plus, mais où sont les femmes??? Pourquoi y a jamais un groupe de nanas qui me dit, allez viens, on va te payer un coup??? Alors ce soir, au club Nautico, coincée entre les trois norvégiens et les huit français, je me suis échappée bien vite, prétextant devoir rapporter mon matos en lieu sûr. Je verrai tout ce petit monde demain, en plein jour, que le soleil est haut, et le taux d'alcool dans le sang, à priori, bas. Sinon je vous connais, vous avez des manquements d'égards que vous pensez que votre état d'ivresse sur le compte duquel vous mettez tout, vous permet. Je préfère laisser cela aux péripatétitiennes locales. Moi je cueille en plein jour, en pleine possession de mes moyens, point n'est besoin (plus n'est besoin) que je me donne du coeur au ventre en me noyant le gosier dans des tord-boyeaux; j'ai des tripes, je cueille sobre. Et ne cueille pas du tout d'ailleurs, c'est pas la saison, j'ai d'autres chats à fouetter! Donc ma stratégie, c'est de voir les hommes le jour, et de dormir la nuit. La seule femme que je cottoie en ce moment c'est Amina, et elle me fait la gueule, elle veut que je me barre du bateau, Alain m'a dit ce matin, "elle m' a dit c'est moi ou Anne, c'est bête hein", bah oui c'est bête, quel est mon crime? Mystère, sois-disant que je fais du bruit la nuit... Sauf qu'elle me fait aussi la gueule le jour, elle prend ses grands airs, icompréhensible revirement de situation, je ne veux même pas essayer d'en savoir le pourquoi, j'en ai ma claque des gens qui me tirent la tronche. En tout cas François est parti en excursion pendant deux jours, Pilhouë est fermé, donc je dois rester deux jours avec Amina qui fait la gueule, heureusement qu'Alain est trop cool trop sympa, sinon la crise atteindrait des sommets.
Bref, je verrai tous ces mâles le jour, goûterai au plaisir de leur conversation, offrirai une oreille passionnée à leurs récits épopesques, et repartirai comme je serai venue, seule, digne et libre! Il n'y a qu'avec Mina 2 que je me permette de me griser un peu, car j'ai complètement confiance en eux, ils sont, comme ils le disent si élégamment eux-mêmes, decent.
L'ambarras du choix invite à la sélection. Avant je n'avais pas le choix, et je ne choississais pas vraiment, j'étais, si le coeur m'en disait, d'humeur égale et sympathique avec tous, qu'il soient beaux ou laids, les mâles je veux dire. Maintenant, je m'y suis surprise cette après-midi, je suis capable d'une raideur à toute épreuve. Je suis au bout du catway. Un jeune homme approche, pas beau, jeune mais pas frais. Il me demande où se trouve Maupiti.
- c'est sur ce catway.
- Bah oui, j'ai cherché mais je trouve pas.
- Bah faut mieux chercher, désolée.
Il aurait été beau comme les norvégiens, je me serais levée, attends je vais t'accompagner, tu viens d'ou, c'est quoi ton bateau, tu vas ou, tu t'appelles comment, tu viens me voir chanter ce soir, ouais ouais chui chanteuse ouais, t'as vu comme chui cool un peu, j'voyage sur des bateaux, guitare en bandoulière, elle fait rêver ma vie, on s'embrasse sur la bouche?
Bref, la nuit, tous les matous sont gris, il y a trop de matous, on s'en tient au plan, on communique le jour, la nuit, on repose, ou on bloggue. Parce qu'on a pas de copines. Mon amie, ma pineco, ma soeur en ce moment, c'est le blog.
Bref, je verrai tous ces mâles le jour, goûterai au plaisir de leur conversation, offrirai une oreille passionnée à leurs récits épopesques, et repartirai comme je serai venue, seule, digne et libre! Il n'y a qu'avec Mina 2 que je me permette de me griser un peu, car j'ai complètement confiance en eux, ils sont, comme ils le disent si élégamment eux-mêmes, decent.
L'ambarras du choix invite à la sélection. Avant je n'avais pas le choix, et je ne choississais pas vraiment, j'étais, si le coeur m'en disait, d'humeur égale et sympathique avec tous, qu'il soient beaux ou laids, les mâles je veux dire. Maintenant, je m'y suis surprise cette après-midi, je suis capable d'une raideur à toute épreuve. Je suis au bout du catway. Un jeune homme approche, pas beau, jeune mais pas frais. Il me demande où se trouve Maupiti.
- c'est sur ce catway.
- Bah oui, j'ai cherché mais je trouve pas.
- Bah faut mieux chercher, désolée.
Il aurait été beau comme les norvégiens, je me serais levée, attends je vais t'accompagner, tu viens d'ou, c'est quoi ton bateau, tu vas ou, tu t'appelles comment, tu viens me voir chanter ce soir, ouais ouais chui chanteuse ouais, t'as vu comme chui cool un peu, j'voyage sur des bateaux, guitare en bandoulière, elle fait rêver ma vie, on s'embrasse sur la bouche?
Bref, la nuit, tous les matous sont gris, il y a trop de matous, on s'en tient au plan, on communique le jour, la nuit, on repose, ou on bloggue. Parce qu'on a pas de copines. Mon amie, ma pineco, ma soeur en ce moment, c'est le blog.
lundi 23 novembre 2009
Mindelo live
Ca fait deux jours que je dis que j'y vais. Ca fait deux jours que je refuse devant l'obstacle. Deux jours que je dis, aujourd'hui je ne fais rien, ce soir je chante, deux soirs que je n'y vais pas. Je n'ai pas envie. J'en ai marre. Mais bon ce soir j'y suis allée quand même. Toute seule, comme un grande, j'ai roulé mon charriot, installé mon matos. Je déplie le pied de micro, je l'installe, je déplie le tabouret, je mets le pupitre, je prend la batterie de voiture, je la déplace, je me nique le dos, je prends l'adaptateur, j'accroche les crocos a moins noir et plus rouge, je branche la prise multiple, je branche l'ampli, je branche le jamman, je branche le micro, je branche la guitare, je baisse tous les niveaux, j'allume le courant en priant pour qu'il n'y ait pas de couille, il n'y a pas de couille, je monte le volume, le niveau de la gratte, du micro, de la boucle, je fais un essai en bouclant un refrain, je me lève, je vais à l'autre bout de la place pour voir si on m'entend haut et clair, j'ajuste en fonction, je me rassois, je mets ma boite à côté de moi, je la dégainerai à la fin de la première chanson. Je chante, je danse, je fais des galipettes, je salue, je remercie, je débranche tout, je range tout, je prends le charriot, je remets la batterie dessus, je me nique le dos, je pose l'ampli par dessus, puis je cale le tabouret, le pupitre, je sangle, je mets le jamman dans la gratte, les jacks dans mon sac à dos, je prends la guitare sur le dos, le sac à dos sur le ventre et le pied de micro dans la main, et je m'en vais, sous les vivas, les hourras, les applaudissements, les petites culottes qui volent, les bouquets de roses qui pleuvent, le champagne qui ruisselle!
C'est d'un banal.
A Mindelo, ils aiment la musique. J'avais même pas fini l'intro de la première chanson qu' ils tapaient déjà dans les mains. Je me suis installée sur la Praça Nova, une place centrale, avec des petites fontaines, des arbres et de jolies lumières. Je me suis renseignée, l'heure de pointe c'est 19h30. Je commence à 19h30. Il y a des enfants, des jeunes, des vieux, que des capverdiens, pas de touristes. Je fais mon petit speech en portugais, ils me comprennent, réagissent bien à propos de la boîte qu'ils applaudissent d'ailleurs, ce que j'approuve et apprécie énormément, bravo la boîte, bravo bravo bravo! J'adore qu'on applaudisse la boîte. Si la boïte pouvait faire la révérence et envoyer des baisers à la volée, elle le ferait! A toutes les chansons, dès que je passe de l'arpège au petit ryhthme bossa, ils tapent dans leurs mains, se mettent à danser, c'est idéal, incroyable...Je le leurs dis d'ailleurs, ils sont trop chouettes de participer autant, et ils s'applaudissent, les capverdiens adorent taper dans leurs mains! ça fait plaisir, labes. Ils mettent de l'argent, c'est trop cool, tout va comme sur des roulettes. Mais je m'emmerde un peu. J'en ai marre. J'en ai marre de chanter les mêmes chansons, de faire les mêmes accords, les mêmes rythmes, j'en peux plus, je vomis Brel, Dylan, Denver, Young, J'en ai ma claque, je me fais chier. Il y a du bonheur, mais il n' est pas excitant, c'est bien mais c'est pas top. Je remballe tout, je vais au club nautique, je compte, il y a 2700 escudos ce qui fait 27 euros, 7 dollars, et 5 euros. C'est plus que cool, mais ça ne m'excite pas. Ca me saoule. Je m'ennuie.
Ce qui est bien avec l'ennui, c'est que c'est excitant. Parce que c'est créatif. Tout être normalement constitué, quand il souffre d'un ennui mortel, se creuse les méninges pour trouver comment s'amuser. Ou alors il sort son larfeuille, c'est au choix. Moi je m'ennuie parce que je chante toujours les mêmes chansons, et en plus c'est pas les miennes. Qaund on m'applaudit, c'est aussi Brel, Dylan, Young et Denver qu'on applaudit, ça n'est pas que moi, et ça, ça n'est pas supportable. C'est intolérable. Alors, alors... Et bien sans m'en rendre compte, étant donné que je n'ai pas le courage de chanter les bouses que j'ai faites avant, petit à petit, je me mets à fabriquer d'autres bouses, un peu moins malodorantes, et pour qu'on puisse sentir ces bouses, les percevoir, je les fais anglaises. Sauf que, mon anglais est fluent, mais limité, je n'ai pas de mal à trouver les paroles du refrain ou des premières phrases, mais après je cale lamentablement. Je mets donc du temps à faire sortir les bouses de moi, à bouser quoi. Je bouse mou. Et en plus, cerise, mouche sur la bouse, je n'ai pas d'endroit privé pour bouser, et poser mes bouses. Je n'ai pas de chez moi, de studio ou de salle de répète pour pouvoir graver mes bouses, les affiner, les travailler, pour en faire de belles bouses, bien nettes, bien propres. Je n'ai nulle part où bouser. Je suis bloquée. Je suis libre, mais bloquée.
Quand j'arrive au Brésil, première chose que je fais, je prends un chez moi, direct, avec une porte qu'on peut fermer, et une prise de courant, et je bouse, tant et plus, à tout va, je m'enferme pendant 15 jours et quand je ressors, je chante que du moi. Ou une fois sur deux.
Mais quand, quand, quand vais-je enfin arriver au Brésil???!!! J'en peux plus!
Elle est énervante hein, elle se tape une méga croisière sur des gros voiliers, elle passe par plein d'endroits différents, elle voit du monde, du pays, de l'eau, elle fait de la musique, elle se bronze toute la journée, et elle trouve encore le moyen de se plaindre...ç't'agaçant!
C'est d'un banal.
A Mindelo, ils aiment la musique. J'avais même pas fini l'intro de la première chanson qu' ils tapaient déjà dans les mains. Je me suis installée sur la Praça Nova, une place centrale, avec des petites fontaines, des arbres et de jolies lumières. Je me suis renseignée, l'heure de pointe c'est 19h30. Je commence à 19h30. Il y a des enfants, des jeunes, des vieux, que des capverdiens, pas de touristes. Je fais mon petit speech en portugais, ils me comprennent, réagissent bien à propos de la boîte qu'ils applaudissent d'ailleurs, ce que j'approuve et apprécie énormément, bravo la boîte, bravo bravo bravo! J'adore qu'on applaudisse la boîte. Si la boïte pouvait faire la révérence et envoyer des baisers à la volée, elle le ferait! A toutes les chansons, dès que je passe de l'arpège au petit ryhthme bossa, ils tapent dans leurs mains, se mettent à danser, c'est idéal, incroyable...Je le leurs dis d'ailleurs, ils sont trop chouettes de participer autant, et ils s'applaudissent, les capverdiens adorent taper dans leurs mains! ça fait plaisir, labes. Ils mettent de l'argent, c'est trop cool, tout va comme sur des roulettes. Mais je m'emmerde un peu. J'en ai marre. J'en ai marre de chanter les mêmes chansons, de faire les mêmes accords, les mêmes rythmes, j'en peux plus, je vomis Brel, Dylan, Denver, Young, J'en ai ma claque, je me fais chier. Il y a du bonheur, mais il n' est pas excitant, c'est bien mais c'est pas top. Je remballe tout, je vais au club nautique, je compte, il y a 2700 escudos ce qui fait 27 euros, 7 dollars, et 5 euros. C'est plus que cool, mais ça ne m'excite pas. Ca me saoule. Je m'ennuie.
Ce qui est bien avec l'ennui, c'est que c'est excitant. Parce que c'est créatif. Tout être normalement constitué, quand il souffre d'un ennui mortel, se creuse les méninges pour trouver comment s'amuser. Ou alors il sort son larfeuille, c'est au choix. Moi je m'ennuie parce que je chante toujours les mêmes chansons, et en plus c'est pas les miennes. Qaund on m'applaudit, c'est aussi Brel, Dylan, Young et Denver qu'on applaudit, ça n'est pas que moi, et ça, ça n'est pas supportable. C'est intolérable. Alors, alors... Et bien sans m'en rendre compte, étant donné que je n'ai pas le courage de chanter les bouses que j'ai faites avant, petit à petit, je me mets à fabriquer d'autres bouses, un peu moins malodorantes, et pour qu'on puisse sentir ces bouses, les percevoir, je les fais anglaises. Sauf que, mon anglais est fluent, mais limité, je n'ai pas de mal à trouver les paroles du refrain ou des premières phrases, mais après je cale lamentablement. Je mets donc du temps à faire sortir les bouses de moi, à bouser quoi. Je bouse mou. Et en plus, cerise, mouche sur la bouse, je n'ai pas d'endroit privé pour bouser, et poser mes bouses. Je n'ai pas de chez moi, de studio ou de salle de répète pour pouvoir graver mes bouses, les affiner, les travailler, pour en faire de belles bouses, bien nettes, bien propres. Je n'ai nulle part où bouser. Je suis bloquée. Je suis libre, mais bloquée.
Quand j'arrive au Brésil, première chose que je fais, je prends un chez moi, direct, avec une porte qu'on peut fermer, et une prise de courant, et je bouse, tant et plus, à tout va, je m'enferme pendant 15 jours et quand je ressors, je chante que du moi. Ou une fois sur deux.
Mais quand, quand, quand vais-je enfin arriver au Brésil???!!! J'en peux plus!
Elle est énervante hein, elle se tape une méga croisière sur des gros voiliers, elle passe par plein d'endroits différents, elle voit du monde, du pays, de l'eau, elle fait de la musique, elle se bronze toute la journée, et elle trouve encore le moyen de se plaindre...ç't'agaçant!
dimanche 22 novembre 2009
No Cabo Verde
On arrive au Cap Vert. En pleine après-midi, en plein contre jour, les massifs montagneux des îles se dressent devant nous, découpant dans le ciel azur des ombres noires et imposantes. C'est majestueux. Les îles sont longues, grandes, il y en plein, Boa Vista, Sal, Sao Nicolau, et la nôtre, Sao Vincente. Nous arrivons dans la marina, sur un plan d'eau large, enclavé dans une petite baie, derrière laquelle trône une montagne. Lorsque l'on regarde vers la mer, on voit une île et ses cîmes en face, le soleil se couche sur son dos, et l'île devient toute noire, alors qu'il fait encore jour, on dirait qu'elle meurt, dans un ciel tout rose et jaune.
Mindelo, la ville qui nous accueille, a des airs d'Ushuaïa. Comme là-bas, les bâtisses descendent doucement dans l'eau, surplombées par la montagne, s'y moulant dans une architecture gaie et colorée de maisons et d'immeubles bas, de pas plus de deux ou trois étages chacuns. Les bateaux de la marina rivalisent d'originalité, de beauté ou d'élégance, tel ce 96 pied, Lezard of Cornwall, battant pavillon espagnol, qui est arrivé ce matin. Il est sur mon spot, mon ponton, le premier en partant de la mer, le dernier en partant de la terre, toujours désert. Je me pose au bout avec ma bouteille d'eau, mes cloppes et ma gratte, et je glande en regardant le mouillage au devant danser devant moi, avec le soleil et les jolis reliefs de la belle île d'en face, et depuis ce matin, en regardant Lezard of Cornwall, et en le mitraillant de photos. Il est gros, tellement gros, 96 pieds, ça fait presque trentre mètres. Le propriétaire est très secret, l'équipage refuse d'en parler, le 26 ils appareillent pour traverser jusqu'au Bresil, ils mettront 6 jours!!!! Demain soir je monte à bord avec ma gratte, Michel le skippeur belge me fait faire le tour du propriétaire en échange d'un plat pays qui est le mien, je vais poser plein de petites questions, un régal...
Je suis toujours en crise, je n'en peux plus de voyager, de bouger, de m'attacher, de me séparer, et j'ai peur d'aller chanter, j'ai pas envie. J'ai envie de voir mon Papa et ma Maman, mes copines, mes copains, mes Chayrigues, mes frères, ma soeur, mon Saint-Cloud, mon 16ème, mes des Georges, ma Parmentier, ma Boulette, j'ai envie de me poser, de me reposer, de dormir pendant une semaine, de rire, de pleurer, de prendre un bain, d'enregistrer des chansons, de manger du saucisson, de changer de stock de fringues, j'ai envie d'avoir froid et de mettre un manteau.
Je profite quand même et passe d'agréables moments, mais quand je vois des photos de vous sur facebook, je pleure de joie, quand je vous ai au téléphone, je pleure de joie, je suis en manque, c'est clair et net...
Je pense que tout se résorbera quand j'irai chanter, encore faut-il que je trouve la motivation, pour le moment, je ne veux que contempler, jouer, cuisiner, et écrire. Mais ça ne m'épanouit pas, il faut que je me fasse vibrer, sinon je me prends le chou. Il faut que j'oublie tout ce qui me passe par la tête en faisant quelque chose de bien disjoncté comme chanter dans la rue. C'est puissant, ça lave tout.
Mindelo, la ville qui nous accueille, a des airs d'Ushuaïa. Comme là-bas, les bâtisses descendent doucement dans l'eau, surplombées par la montagne, s'y moulant dans une architecture gaie et colorée de maisons et d'immeubles bas, de pas plus de deux ou trois étages chacuns. Les bateaux de la marina rivalisent d'originalité, de beauté ou d'élégance, tel ce 96 pied, Lezard of Cornwall, battant pavillon espagnol, qui est arrivé ce matin. Il est sur mon spot, mon ponton, le premier en partant de la mer, le dernier en partant de la terre, toujours désert. Je me pose au bout avec ma bouteille d'eau, mes cloppes et ma gratte, et je glande en regardant le mouillage au devant danser devant moi, avec le soleil et les jolis reliefs de la belle île d'en face, et depuis ce matin, en regardant Lezard of Cornwall, et en le mitraillant de photos. Il est gros, tellement gros, 96 pieds, ça fait presque trentre mètres. Le propriétaire est très secret, l'équipage refuse d'en parler, le 26 ils appareillent pour traverser jusqu'au Bresil, ils mettront 6 jours!!!! Demain soir je monte à bord avec ma gratte, Michel le skippeur belge me fait faire le tour du propriétaire en échange d'un plat pays qui est le mien, je vais poser plein de petites questions, un régal...
Je suis toujours en crise, je n'en peux plus de voyager, de bouger, de m'attacher, de me séparer, et j'ai peur d'aller chanter, j'ai pas envie. J'ai envie de voir mon Papa et ma Maman, mes copines, mes copains, mes Chayrigues, mes frères, ma soeur, mon Saint-Cloud, mon 16ème, mes des Georges, ma Parmentier, ma Boulette, j'ai envie de me poser, de me reposer, de dormir pendant une semaine, de rire, de pleurer, de prendre un bain, d'enregistrer des chansons, de manger du saucisson, de changer de stock de fringues, j'ai envie d'avoir froid et de mettre un manteau.
Je profite quand même et passe d'agréables moments, mais quand je vois des photos de vous sur facebook, je pleure de joie, quand je vous ai au téléphone, je pleure de joie, je suis en manque, c'est clair et net...
Je pense que tout se résorbera quand j'irai chanter, encore faut-il que je trouve la motivation, pour le moment, je ne veux que contempler, jouer, cuisiner, et écrire. Mais ça ne m'épanouit pas, il faut que je me fasse vibrer, sinon je me prends le chou. Il faut que j'oublie tout ce qui me passe par la tête en faisant quelque chose de bien disjoncté comme chanter dans la rue. C'est puissant, ça lave tout.
Inscription à :
Articles (Atom)